Une estimation de six heures par semaine en moyenne

Sarah Musavi, CARA member

   

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous inscrire au Certificat en administration de la recherche ?

Je suis titulaire d’une maîtrise en gestion des services de santé et d’un doctorat en biochimie. Toutefois, en raison d’obligations familiales, je n’ai pas pu avoir un cheminement professionnel continu. J’ai donc fini par accepter de petits contrats de recherche et de rédaction pour des organismes de soins de santé. Je trouve très gratifiant de produire des rapports, mais le problème c’est de réussir à décrocher ces contrats quand on travaille principalement chez soi, car les gens ont tendance à vous oublier une fois le projet terminé. En plus, les organismes de soins de santé ne disposent pas toujours du financement nécessaire pour embaucher des contractuels. C’est ainsi que j’ai commencé à rédiger mon propre blogue pour aider les gens à savoir s’y retrouver dans la masse confuse d’information sur la façon de rester en bonne santé et pour leur expliquer les aspects scientifiques de la santé et de la maladie.

En décembre 2019, j’ai rencontré une gestionnaire en activités de recherche hautement qualifiée de l’Université d’Ottawa. Lorsqu’elle a découvert ma passion pour l’écriture jumelée à mon bagage scientifique, elle m’a conseillé de joindre l’ACAAR. Selon elle, je ferai une bonne administratrice de recherche, car j’ai des aptitudes rédactionnelles. Or c’est ce dont a besoin un administrateur de la recherche pour réussir, outre bien sûr les compétences interpersonnelles et la connaissance des différents points de vue en jeu. Comme j’ai rempli diverses fonctions dans de moyens et grands organismes de soins de santé, j’ai acquis une bonne compréhension du travail d’équipe et de la communication.

Si ce n’était Anne-Julie qui me l’a recommandé, je n’aurais pas pensé m’inscrire à ce programme, car je n’en avais jamais entendu parler.

  

Combien de cours avez-vous suivis jusqu’à maintenant ?

J’ai réussi trois cours : Developing funding proposals [Élaboration de propositions de financement], Financial Management in Research [Gestion financière en recherche], Introduction to Canadian Research Funding [Introduction au financement de la recherche au Canada].

  

Qu’est-ce qui vous a aidé à établir un équilibre entre vos études et vos autres responsabilités ?

Impossible d’esquiver le calendrier. J’ai constaté que je suis à jour, quand je commence ma semaine par un aperçu de tous les travaux à remettre ; je note les échéances de la semaine en question sur un papier et je l’épingle sur mon babillard au-dessus de mon bureau. Mon but est de consacrer deux heures par jour aux devoirs. Toutefois, mon objectif global est d’étudier un cours par jour et de terminer les travaux requis dans ce laps de temps. Ensuite, je passe au deuxième cours le jour suivant. Puisqu’on a trois cours par semestre, j’aime passer en revue le même cours deux fois par semaine, et m’assurer par la même occasion que j’ai terminé les modules, les travaux et les analyses.

Je m’organise aussi pour les longs travaux dont l’échéance est dans un mois. Je consacre environ 15 minutes ou plus par jour à les faire petit à petit. Cela les rend moins prenants.

  

Combien d’heures par semaine consacrez-vous à vos études ?

Une moyenne de six heures par semaine. Je pense que les travaux sont organisés de manière que, si un cours est lourd pendant la semaine, un autre le soit moins.

Pendant la journée, j’essaie aussi de lire quelques pages des livres suivants : Managing the Research University, Steer your career et Soft skills and professional tips for the office.