La rédaction des demandes de subventions: un gagne-pain en administration de la recherche

Sarah Musavi

Bien que toute nouvelle dans le domaine de l’administration de la recherche, mon aventure a commencé en 1995, lorsque j’étais encore doctorante en biochimie dans un laboratoire en Inde. Je me voyais dans le domaine de la santé, mais je voulais être plus proche des gens. Je ne savais pas trop où ma thèse doctorale me mènerait. À l’époque, c’est au cours de mes lectures d’intérêt professionnel que je suis tombée, dans la revue Science, sur une annonce faisant la promotion d’un cours de maîtrise en administration de la santé à l’Université Temple de Philadelphie. Cette annonce proposait aussi aux titulaires de doctorat une orientation de carrière comme gestionnaire de laboratoire. Cela m’a réellement interpelée et motivée à suivre cette voie d’une façon ou d’une autre. Finalement, en 2002, j’étais admise au programme d’administration de la santé de l’Université Dalhousie, à Halifax, et comme la vie est imprévisible, j’ai fini par obtenir ma maîtrise à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa en 2006 !

Par la suite, pour une raison quelconque, j’ai commencé à obtenir des contrats de recherche, de rédaction de rapports et de préparation de demandes de subvention pour des organismes de soins de santé. Cela a fini par me plaire, même si ce n’était pas à quoi je m’attendais. Je rédigeais pour Santé Canada. J’ai même rédigé un rapport pour Accréditation Canada à la suite d’un rapport d’audit des laboratoires exigé par le ministère après le SRAS, en 2003. J’étais alors étudiante au programme de maîtrise en gestion des services de santé. J’ai beaucoup appris sur les différents laboratoires et l’innocuité clinique. Dix-sept ans plus tard, j’imagine que des rapports très rigoureux seront commandés par le ministère après la période du COVID-19 !

Aujourd’hui étudiante en administration de la recherche et bénéficiaire d’une généreuse bourse de l’ACAAR, je suis enthousiaste à l’idée de rédiger des demandes de subvention; car suivre un cours entier sur leur rédaction m’a permis d’acquérir beaucoup d’assurance en la matière. Je connais les différentes étapes et l’importance de l’analyse des besoins. Dans le cadre de mes travaux de cours, j’ai rédigé une demande de subvention adressée à la Fondation TD amis de l’environnement pour des classes en plein air dans une école. Étant jardinière communautaire, ce projet me tenait à cœur et m’a permis d’apprendre. J’ai travaillé en étroite collaboration avec une enseignante de l’école secondaire Ridgemont, qui dirige un projet de santé, de jardinage et de nutrition dans cet établissement. Elle était ravie d’obtenir de l’aide pour rédiger une demande de subvention en vue de lancer une classe en plein air. J’ai pris plaisir au processus documentaire, maintenant que le cours m’a appris quelles questions poser. Je sais exactement quelles sont les différentes parties de la subvention à mettre en relief et comment présenter le budget. J’ai compris l’importance de former une équipe pour la rédaction de la demande de subvention. L’enseignante, le personnel et le directeur étaient tous en mesure de me donner des informations, parce que je communiquais clairement les besoins.

J’y ai aussi appris l’importance d’établir une liste de vérification avant de rédiger. Cela est devenu mon outil de référence dans le processus de rédaction. Je sais également diviser judicieusement le texte en sections : besoins, objectifs, description du projet, mécanismes d’évaluation et plan de viabilité.

Grâce au cours, je réussis à concevoir le processus de rédaction des demandes subvention en une seule page : identification des besoins, recherche de subventions, élaboration d’une proposition générale et d’un budget et importance de rédiger une demande de renseignements.

Je pense que l’énoncé des besoins est la partie la plus importante de l’apprentissage. En suivant ce cours, j’ai compris que ce seul élément d’information joue un rôle décisif dans l’octroi ou non de la subvention.

Merci l’ACAAR!